Soleil Nocturne

Vivez sous l'occupation et dans la résistance en France de 1940 à 1944
 
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 Prologue

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Le guide
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MessageSujet: Prologue   Dim 3 Déc - 23:04

[Mercredi 23 octobre 1940 17h12]

Arthur traverse la rue en direction du café, il vient de livrer le café au patron du restaurant d'en face.

- Un coup de feu ? Non j'ai du rêver se dit le jeune homme.

Il dirige son regard vers le bout de la rue en direction de la rue Lafayette. Il distingue Gaston Dupuy le boucher qui semble être sorti d'un bond de sa boucherie. En effet, il vient d'entendre un bruit de mitrailleuse caractéristique de celles utilisées par l'armée allemande.

Trois hommes déboulent de la rue Lafayette et dévalent la rue Drouot. Ils sont cagoulés et sont poursuivis par une patrouille allemande d'une dizaine de membres.


Rafale de mitrailleuse ... Un homme s'écroule au pied de Gaston.

Lucien a quitté le boulot et se dirige vers le café. Arrivé en vue de celui-ci il entend les bruits des fusils mitrailleurs et aperçoit les deux hommes qui s'enfuient ...


Rafale de mitrailleuse ... un autre homme s'écroule puis se relève . Le troisième homme se retourne.

Rafale de mitrailleuse ... l'homme ne se sera relevé que pour faire quelques mètres, il s'écroule. Le troisième homme pousse un hurlement ... il vient d'être touché à son tour.

Il continue à fuir en boitant ... les allemands poussent des cris, l'invectivant en allemand !!

Rafale de mitrailleuse ... l'homme s'arrête devant Arthur et à quelques 100 mètres de Lucien. Du sang s'écoule de sa jambe, de son dos et de sous sa cagoule qu'il soulève en regardant le jeune homme.

Arthur découvre un visage connu, un homme au regard perdu, au visage crispé par la douleur ... Yves s'écroule dans les bras d'Arthur.

Les allemands ne tardent pas à arriver ... Ils repoussent Arthur et le chef de la patrouille demande :

- Vous connaissez cet homme ?, dit-il dans un français hésitant.

René qui est devant son café s'écrie :


- c'est mon serveur ...


Dernière édition par le Mar 5 Déc - 0:43, édité 2 fois
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Arthur
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MessageSujet: Re: Prologue   Dim 3 Déc - 23:47

[Mercredi 23 octobre 1940 17h12]

Je reste paralysé au milieu de la rue, la soucoupe à la main, la tasse roulant contre le pavé depuis que les troupes allemandes m'ont dégagé. Mon regard est empli d'effroi. J'ignore comment je suis encore en vie, mais pour l'heure, c'est le visage de l'homme abattu devant mes yeux qui occupe mes pensées. Je ne parviens pas à articuler un mot tant le choc m'a ébranlé.
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Adèle
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MessageSujet: Re: Prologue   Lun 4 Déc - 13:41

[Mercredi 23 octobre 1940 17h12]

Mes élans passionnés n'auraient eu de cesse si nous n'avions pas tous entendus dans le bar avec effroi le bruit caractéristique des détonations de ces armes allemandes qui à chaque usage me donnent des sueurs froides.

Je regarde Suzanne et lui intime l'ordre de ne surtout pas sortir du café, bien plus qu'un conseil je semble y ternir profondément.

Pour ma part, je me dirige avec beaucoup de précaution près de la vitrine du café afin d'observer avec horreur la scène se déroulant sous nos yeux.

Apperçevant le jeune garçon au milieu de la route, je m'approche de la porte d'entrée afin de lui crier ces mots:


-COURS MON GARCON NE RESTE PAS LA!

Mais je vois bien vite qu'il est davantage pétrifié par la situation et je n'ai nullement le temps d'intervenir.

J'observe dès lors la suite des évènements impuissante tout en prenant soin de rester dans le café.

Mon regard s'est à nouveau assombri et ne semble pas devoir changer avant un bon moment.
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Gaston Dupuy
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MessageSujet: Re: Prologue   Lun 4 Déc - 19:19

[Mercredi 23 octobre 1940 17h12]

Ce temps de vache maigre ne me réjouis pas beaucoup. Je découpe un jarret, le place au frigo, puis m'affaire au reste de l'animal."Ne vas pas trop vite, me dis-je, sinon tu n'auras plus rien à faire de la semaine".

Lorsque tout à coup, un tumulte dans la rue suivi presque instantanément de plusieurs coups de feu me font bondir sur mon étal, à tel point que je m'entaille l'index de la main gauche avec mon couteau.
Le coeur battant à plein rythme, je prend un chiffon que j'enroule autour de mon doigt pour arrêter le saignement, et je sors de la boucherie tel un taureau en rut dans la rue.


"Mais que..." m'écris-je, alors qu'un inconnu ne me laisse pas le temps d'exprimer mon incompréhension et s'écroule devant moi, déversant une flaque de sang dont j'ai l'impression qu'elle grossit à vue d'oeil.

L'espace d'une seconde, interloqué, je regarde les évènements: plusieurs hommes, me semble-t-il, poursuivis par des allemands.
D'autres coups de feu me ramènent à la réalité; m'accroupissant vers le blessé, je prends son pouls au niveau de la veine de la gorge.


"Non mon gars, tu vas pas mourrir à mes pieds!" crie-je, puis, sans détourner le regard: "EUGÉNIE, VITE, débarasses la table de travail et amènes deux seaux d'eau"

Retournant l'homme aussi délicatement que mon état me le permet, mes tempes reprenant peu à peu un rythme de battement moins soutenu, j'invective deux passants près de ma boutique:
"Vous et vous, venez m'aider, nom de Dieu, on va le porter dans ma boutique."

Je jette un dernier regard dans la rue, je vois le jeune garçon, habitué de la brasserie Drouot, un autre homme dans ses bras. Les pensées fusent dans mon esprit: "Gamin, tires-toi, VITE" puis "Merde", lorsque les allemands s'approchent de lui. "Merde, merde".
Mais les deux passants que j'ai enrôlé pour transporter le blessé semblent être, après un bref moment de torpeur, prêts à m'aider. "Un problème à la fois, Gaston" me dis-je. "Merde!"


"Allez, on y va, on le soulève doucement et on l'amène chez moi. Il a déjà perdu trop de sang. UN MÉDECIN, VITE, PERSONNE EST MÉDECIN?"
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Lucien Cabane
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MessageSujet: Re: Prologue   Lun 4 Déc - 20:59

[Mercredi 23 octobre 1940 17h12]

Ma journée de travail finie, je décide d'aller boire un café chaud au bar Drouot.
Ca ne m'arrive pas souvent d'y aller le soir, préférant de loin m'y rendre le matin, mais il fait frais aujourd'hui et j'ai bien besoin d'être réchauffé avant de parcourrir le long chemin qui me sépare de mon domicile.

Alors que le Café Drouot se trouve à quelques pas, un vacarme assourdissant éclate à ma gauche.
Mon coeur fait mine de s'arrêter; J'ai trop peur de comprendre la signification de tels sons.
Par réflexe mes yeux se rivent sur l'origine des bruits, j'aperçois un homme qui tombe par terre, derrière lui un autre homme déjà allongé sur le trottoir et enfin un troisième qui s'écroule à quelques dizaines de mètres de moi.
Les allemands approchent à vive allure.
C'est le moment pour moi de m'éloigner de ce lieu. Je n'aurais jamais dû venir ici, j'aimerai tellement être chez moi en compagnie de ma femme.
Je commence à détourner le regard de ce tableau maccabre.
Mais pourquoi faut-il, comme dans chaque oeuvre de grand peintre, qu'un détail retienne mon attention?
Le minot du Café Drouot, assis à côté d'une des victimes, l'air terrorisé, j'entends qu'on l'appelle, il ne bouge pas.
Les allemands sont vraiment très proches.

Mon esprit est douloureux. Il ne faut pas que je reste là, il faut esquiver ces évènements. Oui c'est ce que je vais faire, évitons les ennuis, c'est bien plus simple.
Mais alors pourquoi mes jambes se dirigent vers le gamin? De toute manière, c'est trop tard pour changer de cap, moi qui ne veut aucun ennui je me retrouve au coeur du problême.
Il faut que je commence à réfléchir à d'éventuelles réponses, car les allemands ne patienteront pas longtemps après avoir posé une question.
Oui j'ai déjà quelques réponses en tête, ça devrait suffire et puis peut être n'y aura t'il pas de question.

Je mets mes mains sur les épaules d'Arthur :


"Viens petit Arthur" dis-je d'un ton le moins tremblant possible. "C'est bien comme ça que tu t'appelles non?" fis-je avec un sourrire.

Je m'efforce de l'accompagner vers le bar.
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Le guide
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MessageSujet: Re: Prologue   Mar 5 Déc - 1:40

[Mercredi 23 octobre 1940 17h15]

Gaston Dupuy a écrit:

"Allez, on y va, on le soulève doucement et on l'amène chez moi. Il a déjà perdu trop de sang. UN MÉDECIN, VITE, PERSONNE EST MÉDECIN?"

- Je suis médecin, s'écrie un passant !

Il s'approche de Gaston et des deux autres passants qui aident à transporter le corps de l'homme cagoulé.

Vous vous approchez de l'entrée de la boucherie quand vous êtes barrés par deux soldats allemands.


- Nous ... médezin auzi", disent-ils en ricanant.
- Dépozez le zur le zol schnell !!
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Arthur
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MessageSujet: Re: Prologue   Mar 5 Déc - 14:46

[Mercredi 23 octobre 1940 17h13]

Citation :
Je mets mes mains sur les épaules d'Arthur :

"Viens petit Arthur" dis-je d'un ton le moins tremblant possible. "C'est bien comme ça que tu t'appelles non?" fis-je avec un sourrire.

Je m'efforce de l'accompagner vers le bar.

Je hoche la tête affirmativement à la question posée. Je me laisse reconduire sagement jusqu'au café, toujours sans prononcer un mot. Pauvre Yves... Son image quelques heures plus tôt me traverse l'esprit. Je le revois sortir de la boutique, heureux et chantant. Mon esprit est rapidement obscurci par la dernière image de son visage, agonisant. Etrange dernière rencontre... gravée pour toujours dans mon esprit.

Alors que nous quittons la chaussée progressivement investie par les allemands, je me retourne une dernière fois vers le corps gisant au sol derrière nous. Mes yeux croisent les deux autres victimes de la fusillade et s'arrêtent sur celle que l'on dépose devant la boucherie de monsieur Dupuy.
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Gaston Dupuy
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MessageSujet: Re: Prologue   Mar 5 Déc - 15:57

[Mercredi 23 octobre 1940 17h15]

Citation :
- Je suis médecin, s'écrie un passant !
-Alors venez, on va avoir besoin de vous!!!

Je prend l'homme blessé par les aisselles, tandis que les deux passants prennent chacun une jambe. Je me dirige à reculon vers ma boucherie, lorsque je sens dans le dos une pointe de quelques millimètres de diamètre qui fait résistance à mon mouvement. "Une mitraillette" comprend-je sans réfléchir, puis, comme pour confirmer mes pensées:
Citation :

- Nous ... médezin auzi", disent-ils en ricanant.
Si j'avais été sourd, j'aurais de toute façon compris qui se trouvait de l'autre côté de l'arme à feu, rien qu'à la mine déconfite de mes deux assistants, paralysés et cherchant dans mes yeux la réponse à la question "qu'est-ce qu'on fait, on veut pas mourir?" Le problème, quand vous prenez des iniatives, c'est que si ça tourne mal, tout le monde se défausse sur vous pour savoir quoi faire. Sur vous ou plutôt sur celui qui est du bon côté de la gachette:
Citation :
- Dépozez le zur le zol schnell !!
L'intonation de ce dernier mot achève de figer sur place mes deux compagnons, qui lâchent chacun la jambe dont ils avaient la charge. La peur, mais aussi la douleur dans ma main gauche et le poids de l'homme me contraignent aussi à le reposer au sol. En me retournant vers mes aimables interlocuteurs, j'aperçois Eugénie, ses deux seaux dans les mains, par derrière la vitrine."Du calme. Je ne veux pas mourir ici, devant ma femme".

- Laissez au moins le docteur s'en occuper, avant que ce soit du ressort d'un curé... dis-je d'un ton ferme mais le moins agressif possible, essayant de trouver un peu de compassion dans quelque chose qui n'avait pas l'air humain. Mais qu'est-ce qui se passe, enfin?
Puis, montrant le chiffon tâché de sang que je viens de m'enlever de la main, j'ajoute, le regard implorant:
- Ou alors laisser moi au moins arrêter l'hémorragie, vous m'avez saccagé le doigt, ça m'embêterai que vous saccagiez aussi ma devanture..."


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Adèle
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MessageSujet: Re: Prologue   Mar 5 Déc - 19:20

[Mercredi 23 octobre 1940 17h15]

Je regarde Lucien prendre en charge Arthur et lorsque ce dernier est ramené dans le café, je m'approche de lui et d'un geste qui se veut tendre je lui passe la main dans les cheveux.

-C'est bien jeune homme, tu as été courageux.
-Par contre je te demande à présent de rester dans le café en compagnie de Suzanne. Je te désigne dès lors la jeune femme en question. -Et attends moi ici, je reviens.

Je m'adresse ensuite à la jeune femme de manière assez discrète.
-Prenez soin de lui et offrez lui de quoi se desaltérer de ma part, je reviens.

Je croise Lucien à qui j'adresse un sourire de circonstance lui faisant comprendre à ma manière qu'il avait bien agit puis je prends le parti de sortir du café et je me dirige tout droit vers les allemands qui sont proches du corps de Yves.

Je m'adresse à eux avec un ton froid mais qui se veut autoritaire.


-Messieurs j'aimerais que vous nous expliquiez ce qui peut justifier une fusillade en pleine rue de la sorte. Vous qui vous prétendiez être des occupants civilisés et courtois vous venez de faire preuve de beaucoup d'irrespect.
-Vous n'avez donc pas de famille ou d'enfants pour vous permettre de faire de telles choses dans une rue?

Je maîtrises tout de même mes propos, consciente que je prend de grands risques, mais je suis persuadée de mes dires et bien qu'ils soient des allemands j'estime qu'ils sont avant tout des êtres humains qui j'ose l'espérer ont toujours une part de sensibilité en eux.
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Suzanne
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MessageSujet: Re: Prologue   Mar 5 Déc - 21:10

[Mercredi 23 octobre 1940 17h15]


Toute tremblante suite aux coups de feu et à la vue des allemands dont l'air ne me plaît pas, je hoche la tête à la demande expresse de Mme Leblanc de rester dans le café.

Citation :
Je m'adresse ensuite à la jeune femme de manière assez discrète.
-Prenez soin de lui et offrez lui de quoi se desaltérer de ma part, je reviens.

Je regarde le jeune Arthur qui entre dans le café encadré par Lucien, il me rappelle mon frère qui n'a qu'un an de plus que lui. J'ai subitement envie de le serrer dans mes bras, parce qu'il me semble à la fois si bravache et si démuni, mais aussi pour me rassurer moi-même. Mais j'obéis à la demande de Mme Leblanc, et je m'empresse de trouver un verre sur une des tables et d'y verser de l'eau avant de le tendre à Arthur, tout en l'observant subrepticement.

- Tiens.
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MessageSujet: Re: Prologue   Mar 5 Déc - 23:20

[Mercredi 23 octobre 1940 17h16]

En passant non loin de Mme Alluard, je dépose à proximité la soucoupe que je tiens toujours en main. Je laisse échapper un petit : "Désolé" songeant à la tasse gisant au beau milieu de la chaussée, non loin du corps de feu son serveur. Le premier siège venu et je m'assied, toujours sous le coup de la stupéfaction et du sentiment tenace que me laisse ma dernière rencontre avec Yves. Je saisis le verre tendu par Suzanne, remarquant pour le coup sa présence à mes côtés. Je me sens quelques peu rassuré par la jeune femme et lui adresse un mince sourire, déridant enfin mon visage jusqu'alors crispé. Aprés avoir descendu une gorgée d'eau et repris quelque peu mes esprits, j'embrasse la pièce du regard à la recherche du patron.
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 2:03

[Mercredi 23 octobre 1940 17h16]

Tout s'est bien passé, enfin pour l'instant.
Je suis dans le Café, mais j'ai les jambes encore tremblantes.
J'ai l'impression d'avoir vécu un cauchemar. Je me demande ce qui se passe dehors mais je n'ose regarder.
D'ailleurs la douleur grandissante à mon bas ventre me mène discrètement vers les toilettes. Qu'est-ce qui m'arrive, j'ai des crampes d'estomac?
A mon avis, je peux oublier mon café. A la place, je vais me rafraichir le visage et essayer de vite rentrer chez moi ensuite.
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 2:09

[Mercredi 23 octobre 1940 17h17]

Gaston Dupuy a écrit:

- Laissez au moins le docteur s'en occuper, avant que ce soit du ressort d'un curé... dis-je d'un ton ferme mais le moins agressif possible, essayant de trouver un peu de compassion dans quelque chose qui n'avait pas l'air humain. Mais qu'est-ce qui se passe, enfin?
Puis, montrant le chiffon tâché de sang que je viens de m'enlever de la main, j'ajoute, le regard implorant:
- Ou alors laisser moi au moins arrêter l'hémorragie, vous m'avez saccagé le doigt, ça m'embêterai que vous saccagiez aussi ma devanture..."

- Vous laizer corps izi ..., dit un des deux soldats dans un français très hésitant. Et vous ... hummm partir ...

Les deux passants et le médecin font volte-face et s'empressent de quitter les lieux ...
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 2:47

[Mercredi 23 octobre 1940 17h19]

Adèle a écrit:


-Messieurs j'aimerais que vous nous expliquiez ce qui peut justifier une fusillade en pleine rue de la sorte. Vous qui vous prétendiez être des occupants civilisés et courtois vous venez de faire preuve de beaucoup d'irrespect.
-Vous n'avez donc pas de famille ou d'enfants pour vous permettre de faire de telles choses dans une rue?

Je maîtrises tout de même mes propos, consciente que je prend de grands risques, mais je suis persuadée de mes dires et bien qu'ils soient des allemands j'estime qu'ils sont avant tout des êtres humains qui j'ose l'espérer ont toujours une part de sensibilité en eux.

Le sous-officier qui commande la pratrouille se retourne vers toi. Il fait signe à un de ses soldats de le suivre et se dirige vers l'entrée du café. Il dirige le regard vers Adèle et d'un ton autoritaire lui dit :

- Madame, nous naffons rien à vous expliquer ! Vous zêtes occupés ! puis reprenant un ton plus calme :

-Vous connaissiez un de ses hommes ? En avez-vous vu un autre z'enfuir ?
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 17:28

[Mercredi 23 octobre 1940 17h20]

Le guide a écrit:
Le sous-officier qui commande la patrouille se retourne vers toi. Il fait signe à un de ses soldats de le suivre et se dirige vers l'entrée du café. Il dirige le regard vers Adèle et d'un ton autoritaire lui dit :

- Madame, nous naffons rien à vous expliquer ! Vous zêtes occupés ! puis reprenant un ton plus calme :

-Vous connaissiez un de ses hommes ? En avez-vous vu un autre z'enfuir ?

Je suis éberluée de la manière avec laquelle ils contournent mes propos. A croire que pour eux, tuer, est un acte d'une rare banalité.
Gardant tout de même mon calme et mon regarde froid je daigne répondre non sans aigreurs dissimulées à cet occupant.


-Nous sommes peut-être occupés, mais nous ne sommes plus en guerre, le Maréchal Pétain devrait très prochainement diriger la zone libre, je pensais que vous étiez au courant.
-Sinon pour vous répondre je n'ai rien à vous dire concernant ces hommes, je ne les connais pas et quand bien même cela aurait été le cas que je ne vous aurais rien dit!

-Sur ce nous nous sommes tout dit il me semble, j'espère que vous aurez la décence de couvrir les cadavres que vous semez!

Ayant fait usage d'un vocabulaire un peu élevé, je me surprends aussitôt après à espérer qu'ils n'ont pas forcément tout compris ce que je venais de dire. De toute façon c'était trop tard, je prie intérieurement pour qu'ils ne me retiennent pas tandis que je tourne les talons et m'apprête à reprendre la direction du café.


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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 18:53

[Mercredi 23 octobre 1940 17h20]

Adèle a écrit:

-Nous sommes peut-être occupés, mais nous ne sommes plus en guerre, le Maréchal Pétain devrait très prochainement diriger la zone libre, je pensais que vous étiez au courant.
-Sinon pour vous répondre je n'ai rien à vous dire concernant ces hommes, je ne les connais pas et quand bien même cela aurait été le cas que je ne vous aurais rien dit!

-Sur ce nous nous sommes tout dit il me semble, j'espère que vous aurez la décence de couvrir les cadavres que vous semez!

Ayant fait usage d'un vocabulaire un peu élevé, je me surprends aussitôt après à espérer qu'ils n'ont pas forcément tout compris ce que je venais de dire. De toute façon c'était trop tard, je prie intérieurement pour qu'ils ne me retiennent pas tandis que je tourne les talons et m'apprête à reprendre la direction du café.

Le sous-officier semble perplexe quant à ce que tu viens de lui dire. En revanche le ton employé lui fait pensé que tu l'agresses.

- Madame vous ... mezurer parole sinon vous me zuivre à la commandantoure !!

Le ton qu'il emploie semble sans appel. Il te toise du regard et attend ta réponse...
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 18:57

[Mercredi 23 octobre 1940 17h21]

Le guide a écrit:


Le sous-officier semble perplexe quant à ce que tu viens de lui dire. En revanche le ton employé lui fait pensé que tu l'agresses.

- Madame vous ... mezurer parole sinon vous me zuivre à la commandantoure !!

Le ton qu'il emploie semble sans appel. Il te toise du regard et attend ta réponse...

Ayant déjà tourné les talons, j'ai donc "la chance" de ne pas à soutenir son regard et tout en avançant vers le café, je lui rétorque:

-Oui rassurez vous, j'ai déjà énormément mesuré mes paroles.
-A présent j'ai à faire, je vous laisses.
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Gaston Dupuy
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 19:27

[Mercredi 23 octobre 1940 17h18]

Citation :
Et vous ... hummm partir ...
Les allemands sont aussi loquaces que leur langue le laisse présumer. Ne pouvant plus rien pour le pauvre homme abattu à mes pieds, je dis aux soldats:
- Laissez-moi passer alors... , en leur faisant comprendre qu'ils étaient devant la porte de la boucherie. Et si vous ne voulez pas qu'on le touche, enlevez-le d'ici, il y a déjà trop de mouches chez moi. Puis j'ajoute: Des mouches, bzzzz..., car leur français limité me fait supposer que de toute façon ils ne comprennent pas grand-chose aux phrases de plus de quatre mots.

Je rentre, et lançant un bref regard à ma femme: Tu peux lâcher tes seaux, Hans et Gretel ont bien fait leur boulot...

Je me dirige vers la réserve à provision, puis coupe un morceau de fromage ainsi qu'une grosse tranche de pain, que je mets dans la poche ventrale de mon tablier. Mon esprit, soudain, ne pensait plus qu'à une chose: le garçon, tout à l'heure, dans la rue avec cet homme en train de mourir dans ses bras. Quelle dure épreuve...

En sortant, j'aperçois une femme plutôt bien habillée en train de palabrer avec d'autres soldats au milieu de la rue, et à leurs pieds le corps du deuxième homme abattu. Traversant la rue assez loin d'eux, je me dirige vers la brasserie d'Alluard. Une fois entré, j'aperçois le jeune garçon, de dos, assis près d'une femme. Je lui tape assez fermement l'épaule -un peu trop peut-être - et je lui dit:


- Il y a des choses qu'on ne devrait pas avoir vu à ton âge. Tu viens de grandir trop vite.
J'avoue ne pas savoir pourquoi je lui ai dit ça, mais je cherchais des mots de réconfort, et le réconfort, c'est pas mon fort. Puis, sortant le pain et le fromage de ma poche, je les pose devant lui et ajoute: Tu devrais manger un peu. Même si tu n'as pas faim. Ça te fera du bien. J'esquisse alors ce qui pour moi est le plus gros sourire dont je sois capable, mais qui est malheureusement perçu, chez certaines de personnes, comme la plus terrible déclaration de guerre. Ne voulant pas perturber plus le garçon et la femme avec lui, je vais vers le comptoir, et voyant la femme de Aluard lui demande un ballon de rouge, que je laisse sur le zinc, et me dirige vers la sortie du bar, pour voir la suite des évènements.
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Arthur
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 19:57

[Mercredi 23 octobre 1940 17h20]

Je ne fais qu'un bond alors que Gaston percute mon épaule. Je le dévisage un instant sans véritablement le reconnaitre. Ses traits me sont familiers mais mon esprit divague et il me faut bien quelques secondes avant d'identifier le boucher.

Citation :
- Il y a des choses qu'on ne devrait pas avoir vu à ton âge. Tu viens de grandir trop vite.

Mon premier réflexe consiste en une attitude défensive. Je ne peux m'empêcher tout naturellement de penser : "C'est pas ma faute !" Par chance, aucun mot ne sort de ma bouche. Je me prend alors à espérer qu'aucun détail de mon visage n'aura trahi mon anxiété, mais c'est peine perdue en telle occasion. Je baisse les yeux vers le bout de pain sorti de la poche ensanglantée du traiteur boucher. Tout en réprimant une bruyante déglutition, j'observe le trajet des mains du commerçant déposant avec le pain un bout de fromage. Alors que je relève la tête pour lui adresser un timide sourire, je croise le sien. Carnassier? Si le mot n'est pas juste pour décrire l'aspect de l'homme qui me regarde, tout au moins est-il inopinément présent dans mon esprit. Je ne parviens qu'à exprimer une grimace un peu forcée, ne sauvant malheureusement pas, et de loin, les convenances d'une politesse reconnaissante.

Le bonhomme s'en va commander un verre. Je le suis un instant du regard, regrettant de m'être sans doute ridiculisé à ses yeux. Il faut que je me détende. Je suis un peu sur les nerfs...
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Le guide
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 23:22

[Mercredi 23 octobre 1940 17h30]

Les allemands ont quitté le café. Tout le monde semble avoir soufflé un peu. Seule Catherine Barsoul semble remontée comme jamais :
- Sales Boches ! Retournez chez vous (hic) ... Z'avez pas honte de tuer des honnêtes citoyens français, dit-elle en se retournant vers le comptoir et en tendant son verre vide à René qui semble ailleurs.

- Pas si honnêtes que ça madame. pas si honnêtes que ça.

Un officier allemand vient de faire son entrée au français est impeccable. Il est entouré du sous-officier qui avait eu une altercation avec Adéle et de trois jeunes soldats.


- Je vous demande de ne pas quitter le café, déclare l'officier. Nous allons procéder à un contrôle d'identité et nous allons vous poser quelques questions sur ce ... comment déjà ... Yves Bellon et ses deux compères.

Il toise tout le monde du regard avec un léger rictus de satisfaction.

- Je vous prierais de bien vouloir vous montrer coopératifss si vous ne voulez pas que nous finissions cet ... interrogatoire dans un autre lieu.

Le sous-officier glisse quelques mots en allemand à l'oreille de l'officier.

- Bien. Il se retourne vers Adèle. Commençons par vous car vous semblez avoir envie de parler ...
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Lossiel
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MessageSujet: Re: Prologue   Mer 6 Déc - 23:38

[INTERRUPTION: Les sirènes retentissent.]
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Lucien Cabane
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MessageSujet: Re: Prologue   Jeu 7 Déc - 0:44

[Mercredi 23 octobre 1940 – 17h30]

Je me demande comment cette histoire va se terminer. En tout cas, ma douleur abdominale a l'air d'être parti.
Je pense qu'il est temps pour moi de sortir des toilettes, j'ai relativement retrouvé la maîtrise de mes nerfs ainsi qu'une certaine lucidité d'esprit.
Et puis, je risque de gêner une personne voulant vraiment utiliser le "petit coin".


[Mercredi 23 octobre 1940 – 17h31]

Une sirène?
Une sensation bizarre m'envahit. Elle ne m'est pas inconnue puisque je l'ai ressenti il y a à peine 15 minutes après avoir entendu les coups de feu.
Je sors des toilettes, j'aperçois la porte du Café se refermer, à travers la vitre de la porte, des militaires allemands qui s'éloignent rapidement, à ma gauche, le patron du Café Drouot qui me fait signe de le suivre.
A mon avis c'est pour s'abriter. Il va sûrement y avoir un bombardement sous peu. Moi qui voulais boire un café avant de rentrer chez moi afin de me réchauffer, me voilà refroidi par les évènements. J'espère juste qu'une explosion ne me réchauffera pas d'un seul coup.

"On vit une drôle d'époque quand même" marmonais-je sans vraiment analyser ma pensée.
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MessageSujet: Re: Prologue   Jeu 7 Déc - 1:04

[Mercredi 23 octobre 1940 – 17h35]

Vous vous retrouvez tous dans la cave du café Drouot.

Nadine la petite serveuse gémit dans un coin. René semble absent et sa femme fulmine :


- Pourquoi lui ? hein ! qu'avait-il fait de si grave pour qu'on le fusille en pleine rue ! Et oui on l'a fusillé en pleine rue comme ça !

Bernard Corbel est assis dans un coin, silencieux comme d'habitude. Gaston Levreau est à côté de Catherine qui est dans un état proche du coma éthylique.

Le bruit des avions et des bombes se font entendre au-dessus des têtes ...
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MessageSujet: Re: Prologue   Ven 8 Déc - 13:05

[Mercredi 23 octobre 1940 – 17h36]

Une fois descendue dans la cave, ravie de m'être débarassée de ces allemands, je cherche du regard Suzanne et le jeune Arthur afin de m'assurer qu'ils sont bien en sécurité.

Dès que je les ais repéré, je vais à leur côtés adressant un sourire à Suzanne désignant la reconnaissance.


-Vous allez bien?

Tout en attendant leur réponse, j'écoute les propos la patronne.
Mais j'ai la courtoisie de ne pas intervenir, préférant cette fois rester discrète à ce sujet.
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Arthur
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MessageSujet: Re: Prologue   Ven 8 Déc - 20:55

[Mercredi 23 octobre 1940 – 17h31]

Des sirènes retentissent. Je ne fais qu'un bond sur mon siège, manquant de renverser le verre d'eau posé non loin. Le petit café en proie à l'indignation est soudain le théâtre d'une agitation sans pareille. M. Alluard est parti ouvrir sa cave. On m'y traine un peu de force, récalcitrant que je suis à descendre un lieu confiné. Mais je suis suffisament choqué pour n'émettre aucune protestation, et de toute manière c'est la façon la plus sage de réagir face à une telle situation. Passées les premières marches d'escalier, je suis acceuilli par l'atmosphère glaciale qui règne sous terre. L'Humidité pénètre mes os et je me fais violence pour ne pas tousser. Une quinte de toux maintenant, et je sais que je ne m'arrêterais plus.

Dans un coin, je contemple une bestiole microscopique qui rampe dans une aspérité du mur. Nous sommes nombreux et serrés. Je suis secoué par les cahots d'un homme qui ne peut s'empêcher de bouger. Au dessus de nos têtes fait rage la plus terrible des tempêtes. Aprés les mitraillettes allemandes, voilà que nous sommes bombardés par les notres. Ca ne finira donc jamais? Soudain, une idée me traverse la tête. Où donc se trouve ma mère? J'oublie tout principe de précaution et commence à suffoquer. L'angoisse a désormais toute emprise sur moi et je regarde impuissant les murs de la cave se refermer sur nous. Plus prés, toujours plus prés. Ma respiration se fait sifflante. Je détourne les yeux de mes compagnons d'infortune.
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